Sacrip'Anne

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mardi 12 septembre 2017

Chrysalides, papillons

A lire sur le blog privé : Chrysalides, papillons

(mot de passe inchangé, si vous avez oublié vous savez où me trouver !)

vendredi 8 septembre 2017

L'art de savoir parler aux enfants

Un petit matin frisquet de début septembre.

Lomalarchovitch, joyeux, est en route pour l'école.

Arrivé là-bas et débarrassé de son sac et de son ciré, il s'allonge de tout son long dans le couloir. Hilare mais résistant.

Remise d'aplomb du jeune homme, installation en position debout face à la porte d'entrée de la classe, prêt à franchir le seuil.

Refus d'obstacle : "non je ne veux pas y aller".

Câlins, questions, rebisous, allez zou, on y va.

"Non, je ne veux pas y aller".

Alors la maîtresse se penche vers lui et lui glisse un "viens, on va sortir la pâte à modeler, ce matin".

Sourire lumineux du gamin, déjà dans la classe sans un regard en arrière.

Elle a tout compris, la maîtresse.

(À la décharge de Lomalarchovitch, l'école, c'est rigolo, mais découvrir qu'il faut y aller 4 jours par semaine c'est peut-être un peu étrange. Et surtout, ces mômes qui pleurent et hurlent à la mort pour ne pas entrer, c'est carrément stressant pour tout le monde. Moi aussi si j'avais trois ans je me dirais que si le môme d'à côté hurle comme ça, il doit avoir de solides raisons :D)

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mercredi 6 septembre 2017

Have you met Wyatt ?

Bon, alors il faut que je vous en parle un peu mieux, de ce vélo magique.

D'abord, il faut voir le brief. Je suis plutôt pétocharde et j'ai un sens très approximatif de l'équilibre. Du coup les engins où on est perché très loin du sol, ça n'est pas du tout ma came.

Le premier élément était donc : "un truc avec les pieds qui touchent par terre" (coïncidence, c'est aussi ma taille exacte !)

Ensuite, j'ai le fessier mou d'une princesse au petit pois sous-entraînée. Et facilement mal au dos. Il me fallait donc un engin confortable, autant que puisse l'être un vélo, avec si possible le dos assez droit.

Presque dernièrement, il me faut un vélo facile à entretenir, d'autant que je n'ai pas une place délirante (et encore moins de place où on peut salir).

Enfin, il fallait que j'ai envie de monter dessus. Donc un truc qui fasse que j'ai le coup de cœur pour lui.

J'ai donc commencé à regarder du côté des vélos hollandais, et de fil en aiguille et en recherches, je suis tombée sur les vélos Electra. Et amoureuse au premier regard d'environ toute leur gamme femme.

J'ai bien cherché à être raisonnable mais entre la grande enseigne de magasins pour le sport qui voulait absolument me vendre un vélo dont je ne voulais pas, et puis un coup de cœur de l'autre... que voulez-vous ?

J'étais juste un peu effrayée par le rétropédalage. Figurez-vous qu'il y a des gens qui ne s'y font jamais (à en juger par les fora) et qui ont le plus grand mal à redémarrer après un arrêt parce que leur pédale n'est pas à la bonne place.

Alors ça a bien pris 10 minutes de s'habituer au principe du rétropédalage, que je trouve assez intuitif, cool et pratique.

Il a aussi ce petit luxe : on peut changer les vitesses à l'arrêt :) Et des gros pneus hyper confortables (et non ça ne ralentit pas à mort) qui sont conçus pour limiter au maximum les risques de crevaison. Magique ! (Enfin ça je vous le dirai à l'usage long !)

Et surtout, surtout, cette magique Flat Foot Technology. Amis à la longueur de jambe ridiculement faible, je vous recommande. C'est hyper sécurisant et une fois installé, ça ne change pas énormément la sensation de pédalage. On est juste BIEN.

Vous l'aurez compris, Wyatt tient ses promesses et en plus il fait sourire les gens qu'on croise dans la rue tellement il est beau. Et oui !

Vive Wyatt !

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mardi 5 septembre 2017

42, my awsome bike, école

Ça y est, la rentrée est passée. Les jours raccourcissent, c'est bientôt l'automne, les champignons, les gratins, les pulls de plus en plus chauds... et le rush pro jusqu'à Noël, en ce qui me concerne.

J'ai l'âge que les geeks honorent, l'âge de la réponse. Hélas je n'ai pas, vendredi dernier en me réveillant, eu connaissance de la question. Ça viendra peut-être ?

Pour mon anniversaire, une équipe de joyeux lurons (merci merci merci encore) ont contribué à rendre beaucoup plus accessible mon crush qui ne l'était pas.

Car oui, un peu aiguillonnée par Clara qui aime faire du vélo mais qui manquait d'horizons dans le parc près de la maison, puis par l'existence d'une belle piste en bord de Seine à un jet de caillou de chez nous, j'ai retrouvé l'envie de faire du vélo. Alors après des heures de benchmark, de questions, de réponses, une remise en selle avec papa cet été, j'ai fini par céder au coup de foudre avec Wyatt[1].

C'est un vélo américain, complètement décadent tellement il est beau et uniquement fabriqué pour se balader pépère (à la plage si on en a une !). Un Townie Balloon de chez Electra. C'est incroyable, on monte dessus, et on sourit !

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Voilà de quoi rendre colorés et joyeux les allers-retours vers la piscine, et pourquoi pas si la forme vient d'ici quelques mois au bureau ?

Me voici donc vieille mais ravie.

Les enfants sont bien rentrés.

Lomalarchovitch, hier, avec curiosité et enthousiasme. Il a bien aimé sa maîtresse et semblait, d'après les ragots, assez contents d'y retourner ce matin. Le voilà lancé dans une nouvelle vie et nous, sans bébé à la maison.

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Cro-Mignonne, elle, a franchi ce matin aux aurores le seuil du collège. Sa classe porte la même lettre que la mienne il y a quelques décennies et elle est avec l'une de ses meilleures amies en sixième bilangue anglais-espagnol. Quant au Lutin, qui va faire une classe à horaire aménagé musique et apprendre le trombone (oui pauvre de moi), ça semble avoir roulé aussi.

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Bref, nous voici repartis.

Note

[1] Comme Peter Fonda dans Easy Rider

mardi 29 août 2017

Du vivace en tous genres

Ça y est, les vacances ont passé en un clin d'oeil et j'ai repris le chemin du bureau. Pendant ce temps les enfants continuent à pousser comme de la mauvaise herbe et profitent de quelques derniers jours de loisirs avant la (re)prise de collier.

Le petit, au bord de devenir écolier, pédale joyeusement sur son vélo tout neuf.

La grande personnalise ses classeurs pour oublier son stress et son excitation mêlés à l'idée de l'entrée en 6e.

Aux abords de chez nous, les travaux avancent.

Il y a dans les plate-bande de la plante folle, dont le rôle est de fertiliser pour les plantations de l'an prochain. Ça me plaît beaucoup, cette effervescence de plantes et d'enfants vivaces.

C'est toujours curieux, cette ambiance mi bluesy mi effervescente de fin de vacances d'été, non ?

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lundi 31 juillet 2017

La fois où je n'ai pas eu d'enfant pendant 3 jours

Cette année, j'ai fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis des années.

Je suis partie passer quelques jours avec des amies, toute seule, sans compagnon, sans enfants [1].

On était quelque part entre le nombril et le trou du cul du monde, il y avait du vert à perte de vue, des chevaux, des chèvres (obligé), une piscine dans laquelle se baigner, de jolies promenades. Ça c'était pour l'extérieur.

Il y a eu des rires, des émotions, de l'intime, du léchage de vitrines virtuelles en préparation de déménagement, des bavardages, j'ai parlé des rires ? De l'économie ménagère.

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Et surtout cette sensation merveilleuse de vivre à son propre rythme, sans aucune autre obligation.

C'était bien et juste assez pour que j'ai envie de retrouver les chevelus à mon retour.

Note

[1] ceussent qui disent que c'est pareil... huhuhu

mardi 11 juillet 2017

Trois ans

Ce bébé qui est le mien et qui n'a jamais paru très petit (même quand, par rapport à un adulte, il l'était) est donc maintenant un grand petit garçon de trois ans.

Il atteint déjà presque le mètre et ses seize kilos le rendent difficile à transporter - heureusement qu'il marche bien ! Par ailleurs il déborde de tout engin de transport de type poussette, du coup j'ai unilatéralement décidé qu'il serait marcheur. Ça lui va bien (on fait des trajets des parcours de motricité avec des graaaaands pas et du trottinage). Et quand ça ne lui va plus il vient se planter devant nous (en nous tournant le dos) pour demander les épaules. Ça marche pas mal sur son père et pas du tout avec moi.

Il a largué il y a quelques semaines les couches, sauf pour la nuit. Excellente nouvelle. Il réclame l'école comme un perdu - il aura bien le temps d'espérer les vacances par la suite - et démontre un grand talent dans l'art d'em... bêter ses frères et soeurs.

Pour son anniversaire il rêvait d'une cuisine, qui est installée depuis ce matin dans la nôtre. Il était à peine rentré de la halte-jeux qu'il a commencé à y préparer des cookies (imaginaires) et à y faire sa vaisselle (air-vaisselle devrais-je dire). On a eu un peu de mal à le coller à la sieste.

J'espère qu'il gardera longtemps ce goût pour faire à manger, qu'il nous en fera profiter plus tard (oui, esclavagiste, parfaitement).

Il est délicieusement bavard, cruellement dictatorial, parfaitement dégourdi et en quête d'autonomie.

Et quand il est de mauvaise humeur, c'est bien simple : c'est signe de grande faim.

Ce môme est génial [1]. Et en plus c'est le mien.

Note

[1] bien que fatigant

mercredi 5 juillet 2017

25 ans

Or donc, ça fait 25 ans que j'ai passé mon bac. B. Oui, la section ES n'existait pas encore, c'est vous dire.

J'avais passé une terminale très occupée socialement, pas très stressée scolairement.

Et j'ai donc eu le bac économique et social avec 5 en éco et 6 en maths (et quelques très belles notes par ailleurs pour compenser, hein, pas de panique, je l'ai EU !).

A la vue de mon dossier quelque peut.... comment dire ? "Pourrait faire mieux si elle ne passait pas tant de temps à faire autre chose", j'ai été envoyée au rattrapage pour deux points.

Je crois que ça a été la consternation générale dans ma famille (alors que dans la branche paternelle, je suis la seule à avoir gardé son année d'avance jusqu'à la fin de mes études, non mais ho !). Je pense qu'il y avait une sorte de pédagogie paternaliste et autoritaire dans ce rattrapage symbolique. On va lui montrer, à la gamine, qu'on ne peut pas impunément vivre sur ses facilités et user d'impertinence tout au long de l'année.

Résultat des courses, j'en ai rattrapé 40 et j'ai essayé de négocier pour en filer 38 à un camarade en galère (bien sûr on me l'a refusé) (curieux, non ?)

Quoi qu'il en soit, je garde un souvenir assez hilare de cet épisode, maintenant que les points aux bacs ne me sont plus d'aucune utilité pour quoi que ce soit.

Comme quoi la pédagogie n'a servi à rien pour me mettre de la maturité dans la cervelle.

En revanche, ça a bien nourri la légende et ça me fait une histoire à raconter (qui fait souvent marrer les profs, d'ailleurs. Et toc la revanche de la vengeance). Et, finalement, même si je me suis mise à bosser beaucoup plus en licence, je reste toujours un peu la fille qui sait qu'elle en a sous le pied et profite de la marge pour faire le pitre.

Bref. Ca fait 25 ans dites donc.

Bien évidemment quand Cro-Mi passera le sien, je nierai avoir écrit ce billet, on est bien d'accord ? Je préviens parce que ça va venir vite.

jeudi 22 juin 2017

Sur la pente (pas très douce) vers les vacances

Je cours ces derniers mois, du boulot au boulot et puis les parents d'élèves, le conseil syndical (oui je me suis fait avoir en beauté, ils m'ont fait le coup de l'oeil de cocker malheureux), une formation chouette pour le boulot.

Bref, Lomalarchovitch avant-hier a déclaré qu'il ne m'aimait plus parce que je m'en allais trop. Je vous rassure, dès hier, il m'aimait de nouveau. Et puis ça l'a pris un peu de court quand je lui ai dit que mon amour pour lui n'était pas conditionné par son amour à lui. Et toc et paf, rep à ça. Ha.

J'ai l'impression qu'on me parle de futur lointain quand on me fixe des réunions en juillet, et puis un oeil sur le calendrier me fait lever un sourcil. Quoi ? Déjà ?

Tant mieux si ça passe vite, Ça rapproche des vacances. D'abord parce que j'ai hâte, ensuite parce qu'on doit arriver en bas à droite, là où la mer est douce et ne s'en va pas plusieurs fois par jour, au moment de la naissance de mon neveu.

S'il est aussi mignon et crapoutouilloufoumini que sa sœur (et ses cousins), ça nous promet une belle colo où les enfants seront presque aussi nombreux que les adultes.

Sans parler du lobbying sur le successeur au titre de chouette chien de mes parents, le vieux copain Pipo ayant vécu ces derniers jours il y a quelques semaines, au plus grand chagrin de toute la famille.

Bref, on a un programme chargé et prévisionnellement heureux, du coup vivement le bout du tunnel de boulot pour en profiter. Non mais ho.

Dans 5 semaines et demi c'est la quille.

mardi 23 mai 2017

Plus un bébé, presque une grande

Nous n'avons presque plus de bébé à la maison.

Motivé par l'idée d'aller jouer au centre de loisirs cet été, dans SON école, et aussi par le statut promis de "Chef des Minions" [1], Lomalarchovitch se promène désormais la fesse insolente autant que sans couche pendant la journée.

Au global peu d'incidents, un plaisir immense à faire partie des grands (et aussi à pouvoir se trip0ter la n0uille désormais en accès libre).

Il nous restera, avant la rentrée, la couche de la sieste à virer, mais vu la vitesse à laquelle il avance, je ne suis vraiment pas inquiète.

Par ailleurs il nous surprend à toutes les phrases par son vocabulaire riche (ce matin il réclamait le dénoyauteur pour ses cerises du petit déj) et la construction complexe de ses phrases.

Il reste la rondeur de ses joues, ses genoux et ses pieds potelés [2] pour nous préparer à dire au revoir à la vie avec un bébé et entrer de plein pied dans la vie avec un "grand petit" !

Petit Bonhomme

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Sa grande sœur vient de fêter ses onze ans. Elle va bien. Elle est sortie plus qu'enthousiaste de sa visite du collège et a déjà repéré ses deux endroits préférés : le CDI (c'est Minka qui va être contente !) et le foyer des élèves.

Elle est attachiante, parle de plus en plus vite, on respire à chaque "c'est trop cool" en essayant de suivre.

Elle pousse comme de la mauvaise herbe en guettant impatiemment le moment où elle pourra clamer "je te dépasse !!" et vit, comme ses congénères, dans la religions des youtubeurs. Je regarde ça d'un oeil mi torve mi amusé.

Un morceau d'elle espère encore recevoir sa lettre pour Poudlard. L'autre contemple son corps changer avec plutôt la tête de qui vit pas mal le processus.

Elle a l'air équilibrée, chouette. Je me dis que c'est toujours ça de pris.

Elle m'émerveille, ma reloue jolie, ma futée, ma sensible, ma "tournée vers demain".

Cro-Mi, 11 ans

Notes

[1] mais môssieur est trop bien pour dire Minion, maintenant il dit "despicabol me"

[2] et pour quelques temps encore plus petits que les miens, ce qui n'est plus le cas de ceux de son frère et bientôt de sa sœur. Super, j'ai des pieds taille 10-11 ans

mardi 2 mai 2017

Et pourquoiiiiii ?

Lomalarchovitch, depuis une bonne semaine, pose 2 millions de fois par jour une question qui commence par "et pourquoi ???"

C'est signe d'un cerveau qui fonctionne et d'un développement aussi parfaitement normal qu'harmonieux, me direz-vous.

Oui mais bavard + curieux, c'est vraiment éprouvant, quand la fin de la journée s'en vient (j'essaie de dire les choses aussi poliment que possible, vous noterez).

Nous alternons donc entre vraies réponses (qui apportent leur lot de nouveaux "pourquoi ?") et boutades qui nous font rire plus que lui.

Du genre "pour faire parler les bavards".

C'est sans compter sur son esprit absorbant, n'est-ce-pas, car ce matin au réveil devinez ce qui s'est passé ?

"Pourquoi machin truc bidule chouette ?"

"A ton avis mon chéri ?"

"C'est pour faire parler les bavards ???"

Voilà voilà voilà.

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(Oui vous pouvez rire, mais aussi le prendre en pension quelques jours, pas de problème on le prête !)

jeudi 20 avril 2017

Libriste non geek, ça existe ?

Je me demande combien on est, dans cette galaxie un peu à l'intersection de deux mondes, à être absolument convaincu(e)s de la nécessité et de l'utilité de la philosophie du libre sans être du tout technicien(ne)s de près ou de loin.

Cet intérêt chez moi date d'il y a une quinzaine d'années je pense. Autant pour l'idée que l'utilisateur a du pouvoir sur l'outils qu'il utilise que par philosophie globale de la co construction.

Mes limitations technique et les freins de mon compagnon d'alors m'ont retenue de remplacer Windows et Office par des alternatives libres qui, de ce que je voyais à l'époque, étaient à peu près inutilisables pour des néophytes pur jus littéraires de mon genre sans avoir une masse de temps à y consacrer (quasi une reconversion professionnelle !).

Du coup, je me suis jetée comme la vérole sur le bas clergé sur Firefox assez rapidement après son lancement, dans la mesure où c'était totalement utilisable sans connaissances et que ça répondait à cette préférence philosophique qui est la mienne.

Les blogs, le web 2.0 globalement, m'ont permis d'acquérir un peu de culture du sujet (et le jour où j'ai rencontré Tristan pour de vrai, j'ai eu l'impression globale d'être une ado à un concert de JJ Goldman [1] pendant les 15 premières minutes tellement il a contribué à nourrir cette culture en me donnant l'impression que c'était simple, tout ça !)

J'ai eu longtemps, j'ai encore parfois, un complexe de l'imposteur qui utilise sans savoir (techniquement) contribuer à l'outil.

Grâce à ma rencontre avec Dotclear (l'outil, ses membres)[2] j'ai soigné un peu ce complexe. En utilisant l'outil (mais oui, l'utilisation par des non techniciens est probablement un cap important dans la vie d'un logiciel libre), en le faisant connaître.

J'ai aussi pu regarder comment c'était fait les CSS, même patouiller lamentablement dedans, et m'intéresser un peu au sujet du développement web, par ricochet (c'est la faute de Kozlika, au départ, et de bien d'autres ensuite) à l'accessibilité web. Et là encore degagner un peu de culture qui me permet de ne pas être complètement à l'ouest quand je croise un(e) codeur(se) du ouèb, à titre professionnel notamment[3].

Parfois aussi en contribuant à des tâches non techniques comme faire un retour, signaler un bug, tester un truc, donner une idée, discuter, être là dans les parages si ma façon de penser / ma casquette pro peuvent apporter une pierre à l'édifice, même petite. Ça demande un temps que j'ai de façon hélas très variables (faites des mômes), mais qui me donne l'impression d'avoir un tout petit peu droit de m'asseoir à la table et de manger avec les copains. De façon métaphorique bien sûr. Pour manger pour de vrai avec eux je ne me pose pas la question !

Et puis aussi en parmesan autour de moi (coucou Sttellla !). En montrant que c'est accessible pour des non spécialistes. En jouant avec de nouveaux jouets comme c'est le cas avec Mastodon en ce moment.

Enfin, un truc qui est tout petit petit mais qui me paraît important, en en parlant avec mes enfants. Ces espèces de jeunes pousses qui ont des outils numériques entre les mains depuis leur plus jeune âge et qui trouvent que ça va bien de soi, il me semble que c'est important de leur expliquer "ce qu'il y a derrière", qu'ils peuvent être au choix la rosette de Lyon (merci Tristan) ou des utilisateurs actifs et avertis, qu'ils ont un choix, qu'ils ont des questions à se poser sur leur futur vie en ligne, notamment.

Pour le moment c'est un peu tôt pour que ça entre en ligne de compte de leur vie de tous les jours, mais ce sont des graines pour demain [4].

Voilà mon chemin, mais justement, ce Mastodon qui débarque et qui pose plein de question, qui suscite des grands enthousiasmes mais aussi des rejets, me ramène à cette interrogation qui revient régulièrement : on est nombreux, sur ma planète ? Pas très nombreux, j'imagine, mais peut-être plus que ce qu'il me semble à vue de nez.

Notes

[1] oui, j'ai des références de mon âge

[2] et ceux qui ont suivi savent à quel point cette rencontre a été fructueuse, le deuxième prénom de Lomalarchovitch étant dotclear v11.07

[3] Je sais même qu'il y a des gens qui ont créé un langage à base de citations de Shakespeare, c'est vous dire que j'en sais plus que ce que je voudrais sur le sujet :D

[4] comme expliquer à ma fille que non, Macron n'est pas de gauche

mardi 18 avril 2017

Hell's kitchen

Or donc pour ceux qui n'auraient pas suivi nos aventures ni mis les pieds à la maison (du coup il ne reste plus grand monde, si ?) nous avons ENFIN franchi le pas.

Il faut dire, il y a douze ans, quand j'ai craqué sur cet appartement, sa déco n'était pas le point fort. C'était même la clé de voûte d'une négo sérieuse sur le prix, si vous voulez tout savoir !

La cuisine, en dehors de moche, avait une qualité évidente à mes yeux : elle est très grande. Dans mon studio, les plus vieux d'entre vous l'ont vu, on ne tenait pas à deux dans ma cuisine (j'ai déjà vu des chiottes plus grands que la cuisine de ce studio, c'est dire). Sur le coup, la déco seventies n'était donc pas un frein à l'achat.

Et puis on a fait de la peinture dans beaucoup de pièces, c'était une vraie galère de papier peint texturé imperméable posé à même le béton avec un litre de colle au mètre carré. Du coup on a laissé tomber la cuisine, moche mais en bon état général.

Douze ans après (et un changement de compagnon, le précédent ayant un faible pour les portes de placard jaune moutarde périmée), donc, on a franchi le pas et repeint la cuisine.

Alors comme on a un budget archi limité, on a appliqué les principes en vigueur dans la marine : peinture sur merde = propreté.

Donc on a peint du gris PAR DESSUS le papier peint à fleurs d'une couleur rose marron orange indéfinissable. On a mis le blanc (4 couches !) PAR DESSUS les portes jaune moutarde périmée. Et du noir PAR DESSUS la crédence marron.

Il nous reste quelques ameublements à faire mais entrer dans cette cuisine sobre et lumineuse me fait un petit bonheur à chaque fois et rien que pour ça, ça valait la peine.

(Et comme tout le monde a vu les photos ici et là et que j'ai la flemme de les charger depuis mon portable, vous n'aurez qu'à venir pour constater le changement. Promis, Noé sera enchanté de poser au milieu en caleçon comme pour les photos d'étape de chantier !)

mardi 4 avril 2017

Etre propre, ce miracle matinal

Or donc il y a des travaux chez nous, ça rend tout compliqué, de la circulation piétonne dans le quartier au stationnement.

Mais l'eau chaude, je ne l'avais pas vue venir.

Enfin partir, plutôt.

Il y a quelques jours on nous annonce, comme ça, de but en blanc, par une affiche aussi insensible qu'impersonnelle, que de l'eau chaude (et du chauffage mais ça on va survivre), y en aura pas, de hier soir 20 heures à demain 20 heures, environ.

48 heures sans eau chaude.

Ouh lala.

Challenging.

J'ai donc le plaisir de vous annoncer que ma cuvette bleue achetée fort récemment pour un tout autre usage contient précisément de quoi arriver propre au bureau ce matin.

3 litres d'eau à 90 ° degrés + 6 "brocs à rincer les cheveux de Lomalarchovitch" d'eau froide = une température environ fréquentable malgré le cul qui pèle dans la douche le matin. Le dit broc est d'ailleurs bien pratique pour se verser de l'eau dessus.

OK la sensation de réveil en douceur y est carrément moins, mais le résultat est là, je suis propre.

Je vais tenter de vous épargner l'enquête sur la toilette des trois hommes de la maison, j'ai "un peu" peur qu'ils soient moins hardis que moi sur ce coup.

Plus que demain et le retour à la civilisation de l'eau chaude. Hâte.

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mardi 28 mars 2017

Ralliez-vous à mon panache blanc !

J'ai une robe, enfin j'en ai plusieurs, mais j'en ai une qui a la particularité d'être blanche.

Elle est aussi longue, fluide, bouge dans le vent. Je l'aime beaucoup.

Et donc elle est blanche.

A chaque fois que je la mets, je suis certaine d'entendre le pire chapelet de conneries de ma vie entière ou quasiment.

Ça va de "tu t'es cru en été ?" à "tu te maries aujourd'hui ?" en passant par "j'aime bien ton style gourou de secte".

(J'ai sauvé "l'Oracle" et "Anne Princesse du Nil" qui me font du bien à l'égo 0:-) ).

Du coup je constate : on a accroché un certain nombre de choses à la couleur blanche pour les vêtements. Et s'habiller en blanc est une sorte de transgression, ou de chose pas complètement facile à admettre, par la foule entière des collègues de bureau - et parfois des gens dans la rue.

Mon conseil du jour, du coup : si vous avez besoin d'attention, habillez-vous en blanc. Si, toutefois, comme moi, vous avez une fâcheuse tendance à vous tacher en mangeant, sachez que vous allez vivre une grande journée de stress.

J'en étais là de mes réflexions quand l'autre jour en traversant Clichy on y voit des gens vêtus de sweat-shirts d'un blanc éclatant distribuer du tract à tour de bras.

Ils portaient un slogan, celui qui tient en deux mots et qui a les mêmes initiales que le candidat qu'il incarne, vous savez, le prodige marketing plein de vide (dans le meilleur des cas, de travail de dimanche dans les autres) ?

Et c'est là qu'on voit tout l'intérêt d'être un prodige marketing même plein de vide. A voir ce que j'entends en une journée de robe blanche, je me dis qu'ils ont dû attirer l'attention, les tracteurs (huhu oui je sais). C'est bien d'utiliser la transgression à son usage, hein ?

Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous voulez rameuter pour votre candidat préféré, du coup.

vendredi 17 mars 2017

Atypiques

Je suis un peu consternée en ce moment entre la vision qu'on nous offre du travail et la réalité de la vie en entreprise.

Je ne sais pas si vous avez regardé des petites annonces ces derniers temps, c'est d'un chiant. Elle se ressemblent toutes, quel que soit le poste à occuper.

Et grosso modo, quoi qu'il arrive il faut avoir fait une école de commerce. Comme ça on a des gens bien formatés pour le grand théâtre de la vie en entreprise, du tertiaire si possible, avec le même discours plein de mots enthousiastes et enthousiasmants. Et beaucoup de vide derrière.

Il faut bien sûr jouer le jeu de ce grand théâtre, faute de quoi on est considéré comme résistant au changement ou "contre le projet" et c'est mal d'être contre le projet, bien sûr.

Bien évidemment il y a des entreprises différentes, des entreprises où on pense hors de la boîte, des entreprises où la politique est moins importante que le travail réalisé, des entreprises où les mots on un sens, les valeurs aussi.

Curieusement ce sont éventuellement celles qui ont le moins de freins à s'adapter au monde dans lequel on vit, aux outils nouveaux, à l'idée que leurs salariés aient besoin ou envie d'un autre carburant que la joie de s'offrir corps et âme à un labeur (on ne rappellera pas l'origine du mot travail, n'est-ce pas ?)

On est nombreux dans ma génération, et même chez les plus jeunes, à être un peu en interrogation sur tout ça. Quoi faire, où ? Chercher ailleurs où l'herbe ne sera pas forcément plus verte pour les uns, reconversion complète pour les autres.

Et dans tout ça la sensation d'être atypiques, de formation, de parcours, d'état d'esprit. De ne pas forcément nous reconnaître dans le miroir qu'on nous tend. De ne pas entrer dans tous les moules.

La vie, ses creux, ses hauts, ses pleins et déliés ? Oui sans doute.

Le besoin aussi de payer les factures qui dicte beaucoup de décisions.

Mais au fond, le besoin d'un monde dans lequel on puisse se sentir un peu plus chez soi. Et faire son travail avec enthousiasme pour de vrai, presque tous les jours.

mercredi 8 mars 2017

Comment démarrer un 8 mars ?

J'avais la tête rentrée dans les épaules depuis quelques jours à me dire que cette journée allait être horrible et que je ferais bien d'éviter les rézosociaux pour la journée (au moins les persos, pour le reste je suis un peu payée pour, ça va être compliqué).

Mais aujourd'hui l'Enchanteur a une grosse journée de boulot alors j'ai démarré la mienne plus tard[1] et ai commencé par glandouiller avec Lomalarchovitch en mangeant une gaufre pour le petit déjeuner et en envoyant des voeux de bon premier anniversaire à ma nièce par l'intermédiaire de ses parents.

Ensuite on est partis pour la halte-jeux, et il a méthodiquement sauté dans toutes les flaques qui étaient sur notre chemin. J'ai le jean, les chaussures et le manteau mouillés et gadouilleux, mais sa joie était contagieuse.

A la halte-jeux j'ai juste haussé un sourcil et fermé ma grande bouche en entendant la directrice souhaiter une "bonne fête des femmes" à toutes celles qu'elle croisait.

Et puis j'ai fait la passation avec l'une des animatrices que je préfère, souri en voyant mon fils me faire un grand coucou de l'autre bout de la pièce (en mode c'est bon vas-y, j'ai ma vie à mener).

Grosse rigolade d'ailleurs quand je lui ai dit (à l'animatrice) que "l'objet que Sacha aime beaucoup cacher" [2] était dans son sac à dos.

"Ah, le d-o-u-d-o-u ?" me répond-elle.

Et Lomalarchovitch de s'écrier "oui le doudou, où il est le doudou ?"

IMG_20170308_082941.jpg Car oui, Lomalarchovitch, 2 ans et demi, sait reconnaître le mot doudou quand on l'épelle. Voilà voilà.

C'est ma tante d'adoption (celle de Noé, donc !) qui garde la tribu ensuite, je suis contente à l'idée de la voir ce soir. Et puis ce qui se passera entre les deux, on va tenter de respirer par le nez, de bien ventiler, n'est-ce-pas ?

Notes

[1] que ceux qui trouvent que ce n'est qu'un juste retour des choses que pour "la journée de la Fâme", je m'occupe enfin un peu de cet enfant, aillent bien se faire rôtir le popotin :D

[2] le doudou, pour ceux qui ne seraient pas au courant

lundi 27 février 2017

Le grand changement d'avis

Le dimanche midi c'est pâtes et ça fait la joie de Lomalarchovitch, depuis qu'il est admis à la table des grands.

C'est ainsi qu'alors que, couvert de sauce, des pâtes plein les mains, il finissait sa ration d'un air de glouton féroce affamé, je lui demandais ce qu'il voulait ensuite.

"Du yarou't" me répond-il d'un air assuré.

Ok, du yarou't ça sera. Je ne commente rien, fais poker face et le laisse finir.

Deux minutes après il lève un oeil et nous braille un "non !!!" très sonore.

"Non, quoi, mon chéri ?"

"Je ne veux pas le yarou't, il y aura du yarou't pour le goûter, je veux du FROMAGE !!!!" nous affirme-t-il d'un air au bord de la crise d'apoplexie.

On a beaucoup ri devant une telle volonté aussi affirmée et bien exprimée (manquait juste le s'il te plaît), et avons dégusté le fromage ensemble dans la bonne humeur (et sous l'oeil avide du chat).

Ce joli ogrillon qui est mon fils est tout à fait réjouissant.

vendredi 24 février 2017

Déjeuner en paix

Rien à voir avec une quelconque tension familiale mais c'était trop tentant de faire le lien avec la célébrissime chanson de Stephan Eicher !

Or donc hier j'ai déjeuné, toute seule, avec mes parents de passage dans le coin.

J'essaie de me remémorer de quand date la dernière fois. Je suis tentée de compter en décennies mais en grattant un peu dans les souvenirs, je me souviens être descendue chez eux le premier week-end post séparation que Cro-Mignonne a passé avec son père. Et fort probablement mon frère n'était pas à tous les repas. Mettons donc 6 ans minimum. Et avant ces six ans, là, probablement, des décennies.

Probablement quand mon frère s'est fait opérer des coucougnettes à la montagne en été, et si ma mémoire est bonne, on a mangé une raclette et c'était l'année de mon bac.

Entre ça plein de repas chouettes, bons, joyeux, d'autres plus sérieux, avec des compagnons, des copains, des enfants.

Mais des à nous trois très rarement donc.

Et même si certaines circonstances font qu'on aurait pu être plus détendus, ça m'a fait du bien et grand plaisir.

mercredi 22 février 2017

Les petits bonheurs

Ça secoue ces temps-ci. Pas personnellement, on va plutôt bien, comme on peut, encore que nos vies professionnelles à nous autres les grands puissent être perfectibles et pèsent un peu. Mais quand même, oui, ça va.

En revanche l'état du monde, les meilleurs qui s'en vont, tout ça...

Hier soir j'étais à une réunion à l'école et j'en suis sortie effarée sur la misère sociale qui nous entoure. Mais aussi la misère intellectuelle, parfois. Pas toujours ensemble. Et puis Ma qui n'est plus là, et puis

Exactement dans ces moments-là qu'il faut se concentrer sur chaque petit bonheur qui passe et s'en servir de carburant. Encore plus.

Du coup j'observe les jours qui rallongent, je savoure les moments de tendre entre deux explosions pubertaires de ma fille, je sniffe le cou de mon fils à chaque câlin, je gratouille le chat pour me repaître de ses ronrons, je me cale au creux du bras de l'Enchanteur pour de soirées au calme.

Et puis je vais le midi faire un tour de l'immeuble, casque sur les oreilles et musique qui va bien, histoire d'évacuer un peu de tension à la mi journée.

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